État d’urgence dans l’éducation Nationale Française

LE MÉTIER DE PROFESSEUR
Devenir prof aujourd'hui, c'est officier dans des banlieues apocalyptiques, être soumis aux crachats, aux insultes et aux agressions. La plupart de ces méfaits ne sont d'ailleurs pas signalés comme étant liés au professorat, dès lors qu'ils ont lieu en dehors des établissements scolaires. Un collègue a été poignardé en rentrant chez lui par une bande de jeunes désireux de se "venger" : un fait divers parmi d'autres passés totalement inaperçus...
Or les profs du secondaire en ont assez de constituer les derniers remparts du monde civilisé et d'être abandonnés dans la fosse aux lions, totalement désarmés. Il y a au sein du corps enseignant un profond désarroi, qui peut expliquer les taux élevés d'absentéisme et de dépressions professionnelles.
Les profs n'ont aucun recours face à la racaille.
Dans beaucoup de collèges, ils ne peuvent même pas exclure l'élève fautif : ce serait "refiler le problème" à l'administration, qui a d'autres chats à fouetter. Le professeur doit, de surcroît, se laisser agresser docilement : s'il défend son intégrité physique, il est suspendu pendant un temps et en butte à la "justice".
Disons un mot sur l'administration.
Loin d'aider les professeurs, elle les accable en cas de problème avec des élèves ou des parents d'élèves : les professeurs doivent se débrouiller pour confiner les problèmes à l'intérieur de la classe et remplir seuls des fonctions que l'État n'assume plus. L'administration de l'Éducation nationale est une énorme bureaucratie kafkaïenne, totalement inefficace : c'est le "mammouth" dont parlait Claude Allègre.
LE GAUCHISME
Comment en est-on arrivé là ?
Le mal dont crève l'Éducation nationale, c'est l'idéologie gauchiste qui a semé ses utopies à tous les échelons du système. Le SNES, syndicat d'extrême gauche majoritaire dans le secondaire, représente abusivement les professeurs ; nombre d'entre eux, les plus mécontents n'ont pas voix au chapitre. C'est la raison pour laquelle nous appelons de nos voeux la constitution d'un mouvement contestataire officiel qui exprimerait clairement, sans langue de bois, sans accommodements, nos doléances.
Dès son arrivée dans les IUFM, le jeune professeur subit un lavage de cerveau gauchiste : on peut entendre dans ces officines bourdieuistes que si l'élève échoue, c'est parce que le professeur est trop bourgeois et n'est pas en adéquation avec la culture actuelle... Aberrations culpabilisantes issues en droite ligne du marxisme le plus obsolète... Naturellement, jamais le stagiaire n'est préparé aux agressions qu'il aura à subir ; il nage dans les théories fumeuses et les beaux idéaux...
Autre héritage du gauchisme : le laxisme.
L'élève de collège ne doit plus apprendre par coeur, comme cela se pratiquait jadis ; on doit lui proposer des savoir-faire. Ce cher petit ne doit être brusqué en aucune manière, il faut s'appuyer sur toutes ses suggestions. Cette idéologie à côté de la plaque a été consacrée par les "itinéraires de découverte", mis en place par Jack Lang, beau parleur, décisionnaire nullard. Il s'agit d'heures prises sur les heures de cours traditionnelles, et durant lesquelles l'élève choisit ce qu'il lui plaît de découvrir : l'océan, l'espace, la vie des paons... Efficacité pédagogique néantissime.
Le résultat de ce laxisme, sensible surtout dans les collèges, est consternant : plus de dictées (exercices considérés comme abrutissants), presque plus de leçons à apprendre par coeur... L'élève est désormais accoutumé aux activités ludiques ; l'idée de travail est totalement dévalorisée. Il faut faire appel à la capacité de réflexion des élèves, pas à leur capacité de mémorisation.
En conséquence, beaucoup d'élèves sortent du collège en ne sachant ni lire ni écrire. Ils n'ont d'ailleurs pas pour autant une meilleure capacité de réflexion : comment réfléchir à partir du vide? Cet analphabétisme se retrouve aux niveaux supérieurs, jusque dans les prépas où certains futurs ingénieurs sont incapables d'écrire une ligne sans faute d'orthographe.
Et plus le niveau des élèves baisse, plus les exigences sont rabaissées...
L'idéologie gauchiste prétend rendre à toute force les élèves égaux, et cela ne peut se faire que par un nivellement par le bas, préjudiciable à l'élite. C'est le règne de la médiocrité ; les élèves brillants en sont victimes et en viendraient presque à être mis de côté. Sous l'ère Mitterrand, le ministre Chevènement a claironné benoîtement ce slogan abject : "80% de bacheliers".
Le bac n'est plus qu'un chiffon de papier sans valeur...
Le comble de l'absurdité est que ce mythe de l'égalité s'applique malgré les élèves.
Certains d'entre eux traînent comme des âmes en peine durant toute leur scolarité au collège, ne souhaitant pas (raisonnablement) aller en seconde générale. « Ça ne m'intéresse pas... De toute façon, je veux faire mécanicien... » Comment leur donner tort? On se retrouve donc dans une situation triste et comique : des salles de classe où des élèves perdus aspirent à autre chose, où leurs camarades et leurs profs, pour le bien de tous, souhaiteraient aussi qu'ils partent ailleurs, mais où rien ne peut se faire, en raison de l'immobilisme stalinien qui nous frappe. Si l'on veut imposer à ces élèves indifférents d'assister à nos cours, qu'on fasse appel à des entreprises de gardiennage plutôt qu'à des transmetteurs de savoir !
Il faut casser le collège unique imposé par les gauchistes !
Il faut réhabiliter les sections techniques et redonner la possibilité aux élèves le désirant d'apprendre un métier dès la cinquième au lieu de leur faire perdre leur temps en collège. Il faut offrir une porte de sortie aux élèves qui ne peuvent suivre dans de bonnes conditions des études générales (cas de certains dyslexiques) au lieu de les laisser passer, par magouille, au niveau supérieur.
Il faut enfin rétablir l'autorité du professeur et imposer une rigueur dans le savoir.
L'élève doit apprendre les choses élémentaires, point. Et qu'on en finisse avec la permissivité à l'égard des semeurs de troubles ! Un adolescent fourvoyé doit être remis dans le droit chemin avec une extrême sévérité (dans son intérêt d'ailleurs).
Résumé de la situation en France : à force de vouloir offrir le baccalauréat à tout le monde, on obtient des diplômés bac + 5 trop nombreux, confrontés au chômage, alors que dans le même temps, les entreprises cherchent vainement des ouvriers ou des techniciens.
Naturellement, cette situation ubuesque est unique en Europe... En Allemagne, par exemple, les études techniques et professionnelles sont très respectées. Mais l'Allemagne n'a pas nos énarques farcis d'idéologies...
L'ÉCOLE DES VICES
Tant que les choses resteront en l'état, nous déconseillons aux parents d'élèves de placer leurs enfants dans l'école publique. Nous avons vu des élèves de milieu rural entrer au collège avec une solide éducation et en ressortir à l'état de crapules. Comment pourrait-il en être autrement alors que les élèves ruraux sont souvent accueillis dans des collèges bâtis à la périphérie des villes, autrement dit dans des endroits invivables? On y pratique le jeu du foulard. On y fait connaissance avec les drogues dites douces (c'est un secret de polichinelle). Les caïds de quartiers viennent y faire la loi ; toute la misère sociale franchit les murs du collège. Dans cette dangereuse promiscuité, l'élève va s'habituer aux vices et à la délinquance. Le collège est devenu pour certains élèves l'endroit où l'on fait ce que ne l'on a pas le droit de faire à la maison. Le personnel d'encadrement est en quantité particulièrement insuffisante. En outre, dans certains quartiers, les surveillants ont des relations privilégiées avec la racaille...
L'ISLAM
Le but de l'école doit être, entre autres, de faire de l'élève un bon citoyen de la République française. Dans un nombre toujours croissant de collèges, ce n'est pas le cas, nous en sommes navrés. Il y a des ghettos en France ; il y a aussi des collèges-ghettos, où la culture française est minoritaire et où d'aucuns ne parlent même pas français. Comment les jeunes immigrés pourraient-ils s'intégrer à la République française dans ces conditions? C'est une démission de l'État, que de laisser ainsi pourrir la situation, que d'avoir toujours à la bouche le mot "intégration" sans jamais favoriser cette dernière.
Plus grave encore : la gangrène islamique. Depuis plusieurs années, nous constatons que les racines judéo-chrétiennes de la France sont passées sous silence dans l'Éducation nationale : on veut faire de la France un pays sans passé. Soit. Dans le même temps, des cours d'arabe sont dispensés à la demande, au cours desquels prend place parfois un prosélytisme éhonté, qui débouche sur la conversion d'élèves (influencés par leurs amis musulmans) à l'islam.
L'éducation nationale ne doit pas devenir une éducation à l’islam et à une culture allogène.
Le Pays se prépare des lendemains difficiles, et il serait très surprenant, à en juger par les signaux qui nous arrivent de la jeunesse de notre pays, qu'une guerre civile n'éclate pas dans les deux décennies à venir.
En effet, l'islam tel que les lettrés peuvent le découvrir dans le Coran, est un dangereux vecteur d'obscurantisme, de haine et de misogynie.
Un professeur d'histoire a été suspendu récemment pour avoir enseigné à ses élèves que le prophète Mahomet était un assassin et un tueur de juifs. Chose vraie, hélas, mais que nous nous abstiendrons de dire à nos élèves, puisque ce sujet est apparemment tabou et que l'État impose une censure.
Il y a des choses que nous ne tairons pas, cependant : que le porc est prohibé des cantines pour complaire aux musulmans ; que la misogynie se développe et que les jeunes filles ne peuvent plus s'habiller comme elles l'entendent sans être outragées, ce qui fait de plus en plus envisager un abandon de la mixité ; que l'antisémitisme est scandaleusement banalisé (nous avons connu des élèves juifs qui n'osaient plus venir au collège) ; que des islamistes attendent les élèves d'origine maghrébine derrière les grilles pour les "ramener à la foi authentique".
Voilà dans quel cloaque les jeunes Français sont éduqués aujourd'hui.
L’état doit prendre ses responsabilités et lutter contre le communautarisme.
Un des fondements de la République Française est que la communauté nationale est une et indivisible. Tout citoyen français doit être traité de manière égale.
Les affaires de voiles, si elles ne sont pas la seule manifestation de la pénétration des idées islamiques dans nos écoles, constituent cependant une provocation suprême adressée à l'institution. Voilà des jeunes filles de douze ans (c'est dire à quel point elles sont responsables et non manipulées) qui entrent dans le sanctuaire de l'état laïque en étant voilées de la tête aux pieds.
Est-ce que des non-musulmans, pour peu qu'ils soient autorisés à visiter une mosquée, y entreraient sans se déchausser ? Nous demandons donc aux musulmans de respecter nos règles et traditions laïques. Si l'état français transigeait avec ce symbole puissant, ce serait un aveu de faiblesse intolérable, cela ouvrirait la porte à tous les excès et rendrait le déclin de l'enseignement laïque irréversible.
Il semble malheureusement que plus un mouvement se montre excessif et intransigeant, plus les politiciens sont disposés à lui accorder des concessions...
Qu'on pense un instant à la beauté de l'idéal laïque.
L'élève, quand il entre dans le temple du savoir, se dépouille de tous ses symboles religieux ou politiques : pas d'étendards, qu'ils soient nazis, islamiques ou quoi que ce soit.
Tout élève, quelles que soient les convictions de ses parents, quel que soit son milieu socio-culturel (le port de l'uniforme pour tous constituerait selon nous un symbole positif), est censé y être traité sur un plan d'égalité absolue avec tous ses camarades, en CITOYEN.
Au-dessus de sa tête trône la République...
Où sont les héritiers de Voltaire qui montreront que la République n'est pas morte ?
P. F.
L'échec de la réforme scolaire